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Danièle Derschlag

Posté par ENO filles le 5 mars 2007

« Autres anecdotes »

Massacre Massacre au rasoir – coiffeuses en herbe  

Tout notre linge était marqué à nos initiales et au numéro attribué le jour de la réussite au concours. Dans la liste du trousseau figurait une trousse à dissection contenant notamment un rasoir. Que de massacres de cheveux ces rasoirs ont-ils provoqués ! En effet, ces rasoirs à main donnèrent à certaines l’idée de s’improviser coiffeuse. Des volontaires servirent de cobayes. Nos coiffeuses en herbe commençaient par couper d’un côté, puis afin d’égaliser, de l’autre côté et ainsi de suite…Les filles sortaient presque chauves de ces séances ! La coiffeuse professionnelle avait bien du mal à réparer les dégâts !

Mademoiselle Madeleine 

Lorsque nous étions fatiguées, nous allions à l’infirmerie où mademoiselle Madeleine nous accueillait. Je n’ai jamais su si elle était vraiment infirmière mais elle nous soignait en nous faisant immanquablement une tisane. Je n’aurais pas pu lui donner un âge car elle était petite, menue, ridée comme une vielle pomme reinette. Cependant, de quelle gentillesse et de quel dévouement faisait-elle preuve auprès de toutes les normaliennes ! Nous l’adorions et même si sa tisane était parfaitement inoffensive, elle nous apportait le réconfort que l’on attendait lorsqu’on venait la voir ! Nous étions certainement les enfants qu’elle n’avait pas eus. Et lorsque je rentrai en quatrième année, mademoiselle Madeleine n’était plus à son poste. Elle était soi-disant partie à la retraite. Notre déception fut grande devant cette  absence qui ne nous a jamais paru justifiée.

La littérature illustre notre vie 

Afin de mieux se rendre compte de la vie que nous menions, voici quelques définitions. Plusieurs de mes camarades s’étaient réunies et avaient décidé de donner aux évènements et aux professeurs des titres de livres ou de films :

Les pensionnaires : Les loups dans la bergerie

Mauvaise note : Préméditation

Récréation : Liberté surveillée

Pensionnat : Classe tout risque

Conseil de discipline : La sentence

Interrogation : L’assommoir

Examen de passage : La rivière sans retour

Vacances : La Fureur de vivre

Perspective de vacances : Plein soleil

L’intendante : Touchez pas au grisbi

La sous- intendante : Quand passent les cigognes (Elle attendait un bébé)

Le bac : Le salaire de la peur

Le parc : Vertes demeures 

Le bureau de Madame : Cellule 2245, couloir de la mort 

Madame dans les galeries : Pour qui sonne le glas

Conseil des profs : Les chevaliers de la table ronde 

Le dortoir : Confidences sur l’oreiller

Distribution du courrier : Les clameurs se sont tues

Loge du concierge : Périmètre interdit La cuisine : La soupe à la grimace

Le parloir : Les cousins

Ecole Normale : Le trou La colle : La tête contre les murs Les douches : Sueurs froides Sortie du Samedi : L’eau à la boucheConvocation chez Madame : La peur au ventreZozo Certaines passaient le temps à taquiner une troisième qui marchait à tous les coups. Par exemple, au moment de sortir, elles lui cachaient son soutien-gorge. Cette dernière courait après elles dans le couloir du dortoir, soutien-gorge dégrafé, deux combinaisons, l’une sur l’autre et criait ses expressions favorites : « Tu me mets les gonades à fleur de peau », « Tu me gonfles le mou », Bâton merdeux », « Objet puant ». Un jour, je trouvai une reproduction d’une œuvre de Gauguin dans sa période tahitienne au dos de laquelle était écrit : «  Zozo aux îles Hawaï » (Zozo était le surnom de cette camarade).

Teinture de Cheveux : Liqueur de Fehling de chez Lancôme

Slip : Ultracourt de chez « à poil »

Ventre : Ultra mou de chez « Epeda »

Tétons : Vertige de chez « Lanvin »

Yeux : Bovins de chez « Clo »

Nous ne nous faisions aucun cadeau !

Il y en avait de parfaitement farfelues, très intelligentes au demeurant ! On les trouvait, échevelées, livides, passant des heures à discuter, à prouver la pensée de Descartes : « Je pense donc je suis »

Si tu lis ce texte Zozo, pardonne ces plaisanteries de mauvais goût. Nous étions jeunes et  sans pitié comme tout les gens de cet âge. Et en plus nous osions sans doute un vocabulaire trivial que nos parents bien pensants nous interdisaient. En ce qui me concerne je n’osais même pas prononcer le mot « zut » et je ne savais participer à ces débordements littéraires. Ma timidité me l’interdisait.

Et de plus nous étions z-au-zoo nous aussi, enfermées dans la cage de la connaissance et de la discipline pendant plusieurs années !  D’ailleurs les textes suivants nous prouvent que rien n’était rose, A PART LES BLOUSES en ce lieu (ndlr)

Cafard 

Certaines de nos camarades habitaient le sud de l’Oranie. Ce département était très vaste et l’insécurité régnait. Elles ne pouvaient rentrer chez elles que pour les vacances. Quand elles avaient une correspondante à Oran, celle-ci pouvait les faire sortir sinon elles étaient obligées de rester à l’école. Il leur arrivait d’avoir le cafard. Un week-end, elles décidèrent de se réunir chez la tante de l’une d’entre elles qui leur laissait son appartement et de prendre une bonne cuite pour s’amuser et oublier leur vague à l’âme. Le dimanche soir nous les attendions avec impatience pour savoir comment s’était passée la sortie. Quelle ne fut notre surprise d’apprendre qu’elles avaient le vin triste et que la cuite, au lieu de les réconforter provoqua un cafard plus noir encore !

Blason ENO

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6 Réponses à “Danièle Derschlag”

  1. Commentaire pour l’anecdote: »La littérature illustre notre vie » par Diane Hidalgo-Tortosa:
    A propos du Parloir intitulé « Les Cousins », je crois me souvenir que nous avions choisi ce titre à la suite d’une visite de mon fiancé.
    Il s’était présenté un jour au parloir en disant qu’il était mon cousin. La pionne, Melle Bouissou, me dit: « Votre cousin vous demande, mais j’assisterai à la visite.
    Elle s’installe donc dans un coin du parloir avec un livre ou un tricot (je ne sais plus) tout en jetant des regards furtifs vers nous. Mais rien à dire. Nous étions très corrects!!! Vient le moment du départ; mon soi-disant cousin me fait la bise sur les deux joues et sort. Je rejoins les copines qui étaient à l’affût devant le parloir et je me mets à pleurer. La pionne qui n’avait pas été dupe me suit et me dit d’un air moqueur: Comme vous l’aimez votre cousin Melle Hidalgo!!! »
    Merci Danielle de nous faire revivre tous ces souvenirs.

  2. Merci Diane pour ton commentaire.
    Nous aurions pu carrément en faire un article.
    Je suis sûre qu’il y a bien d’autres histoires sur nos « amours en cage » qui intéresseraient nos jeunes collègues

  3. Merci de signer vos commentaires.

  4. Weigaertner Jean dit :

    Chère Danièle,
    Si ce texte te parvient,je serais heureux d’avoir de tes nouvelles et aussi de Michèle ,en souvenir des jours bénis de la Fontaine des Gazelles.Grosses bises !Jeannot

  5. Weingaertner Jean dit :

    WEINGAERTNER

  6. fabienne dit :

    Cela m’a fait plaisir d’entendre ce nom..;
    Je n’ai pas eu le plaisir de participer aux jours bénis des gazelles, mais j’ai néanmoins quelques souvenirs et le nom en tous les cas ne m’est pas inconnu.

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